UN DÉBAT ACCEPTÉ PAR LE MAIRE
Cette proposition nous paraît relever pleinement de l’intérêt communal et pouvoir légitimement faire l’objet d’un débat et d’un vote du conseil municipal.
Le dispositif « Village ambassadeur du don d’organes », porté notamment par le collectif Greffes+ et soutenu par des acteurs institutionnels et associatifs engagés dans la sensibilisation au don d’organes, vise à permettre aux communes participantes de promouvoir l’information et la sensibilisation de la population à cette cause de santé publique. De nombreuses communes ont d’ores et déjà délibéré en ce sens.
Il s’agit ici d’une question relevant de l’intérêt communal.
Nous avons donc présenté notre souhait de labelliser Sempigny "Village Ambassadeur du Don d'Organes", ce qui implique des actions d'informations et de communications auprès de la population.
Le maire a accepté ce débat et a proposé qu'une décision soit prise lors du prochain conseil municipal.
Le dispositif « Village ambassadeur du don d’organes », porté notamment par le collectif Greffes+ et soutenu par des acteurs institutionnels et associatifs engagés dans la sensibilisation au don d’organes, vise à permettre aux communes participantes de promouvoir l’information et la sensibilisation de la population à cette cause de santé publique. De nombreuses communes ont d’ores et déjà délibéré en ce sens.
Il s’agit ici d’une question relevant de l’intérêt communal.
Nous avons donc présenté notre souhait de labelliser Sempigny "Village Ambassadeur du Don d'Organes", ce qui implique des actions d'informations et de communications auprès de la population.
Le maire a accepté ce débat et a proposé qu'une décision soit prise lors du prochain conseil municipal.
Ce panneau symbolise l'engagement des communes !
NOTRE PRÉSENTATION
Projet « VILLAGE AMBASSADEUR DU DON D’ORGANES »
Présenté par Nicolas CLAVIER, ANNIE CORDEVANT, JEAN-MARIE LELONG.
Qu'il appartienne à un groupe majoritaire ou à l'opposition, l'élu a une liberté de parole et de choix, en séance, et notamment avant un vote. Ceci implique qu'une consigne de groupe ne peut être imposée et ceci d'autant plus, quand le sujet touche aux valeurs de chacun, à l'éthique et aux convictions. Il s'agit ici de la « clause de conscience » qui prend toute son importance aujourd'hui.
Monsieur le maire a accepté d'inscrire à l'ordre du jour notre proposition de faire de Sempigny un « village ambassadeur du don d'organes ». Il s'agit là d'une question de santé publique qui concerne l'ensemble de nos habitants, et au-delà, l'ensemble des Français. Nous souhaitons le préciser tout de suite, il ne s'agit pas d'imposer un point de vue ni d’exiger quoi que ce ne soit . Il s'agit d'expliquer la loi et son importance, il s'agit d'agir pour sauver des vies. C'est bien sûr un sujet très délicat et très sensible puisqu'il évoque la maladie, la mort, et son approche, particulièrement difficile, doit être réfléchie et adaptée. Pour cela, nous avons l’aide et le soutien d’organismes spécialisés : citons Greffes+, Association Grégory Lemarchal, l’Agence de la Biomédecine, l’AMF, la Fondation de l’Académie de médecine, la Société Francophone de Transplantation, l’association Trans hépate,...
De quoi s’agit-il ?
Imaginez-vous à l'hôpital, face à vous, un de vos proches , dans un état critique . Le médecin vous annonce alors que seule une greffe peut le sauver. Votre accord est demandé. Que faites-vous ? La réponse semble évidente, vous acceptez de recevoir, pour votre proche, ou peut-être même un jour pour vous, un don d'organe. Aujourd'hui, accepter de recevoir un organe, par l'intermédiaire d'une greffe, est chose courante. En revanche, accepter de donner un de ses organes est souvent refusé ! Notre région est celle qui compte le plus de refus de prélèvements d'organes après décès. Les spécialistes pensent que ces refus sont le fruit d'une méconnaissance des lois, des situations, des méthodes utilisées. Ce taux de refus atteint les 38% en France, la cause étant essentiellement la méconnaissance de la famille concernant le choix de la personne malade ! Il y a peu de communication sur ce thème dans les familles, d'où la nécessité de diffuser le plus largement possible l'importance du don d'organes.
En moyenne chaque jour, 3 personnes décèdent par manque de donneurs. Heureusement, dans la même journée, 17 personnes sont sauvées grâce à une greffe et donc grâce à un don d'organes. Plus de 22000 patients sont en attente d'une greffe, ils sont inscrits sur une liste officielle.
QUEL EST le rôle de la mairie ?
Nous sommes face à une situation de prévention, de santé publique, et de civisme. Ces 3 aspects relèvent des compétences municipales. Certaines actions comparables à celle-ci, sont d'ailleurs largement médiatisées par les communes, comme l'opération « octobre rose ». Notons également le soutien institutionnel de très nombreuses collectivités, dont l’AFM, l'association des maires de France, qui porte avec force ce projet.
Devenir « village ambassadeur du don d'organes » est assez simple, pour un coût financier très peu élevé. Il s'agit, pour notre conseil municipal, de sensibiliser et d'informer, par des actions de communication. Il ne s'agit pas d'imposer un comportement ou une décision, mais uniquement d’aider nos habitants à comprendre, à choisir en toute liberté et en toute conscience. Pour cela, nous pouvons organiser des réunions publiques, des tables rondes, des rencontres, émettre des publications,...
Seuls deux engagements sont nécessaires et doivent être approuvés par le Conseil municipal : Premièrement, la signature de la charte par le maire ; deuxièmement, la pose de panneaux signalétiques « village ambassadeur du don d'organes » dans la commune.
LE DON D’ORGANES : TOUS CONCERNÉS !
Concernant le don d'organes , beaucoup de questions se posent !Comment se passe un don d'organe ? La loi est précise : nous sommes tous des donneurs d'organes sauf si on a signalé son opposition, soit officiellement avec le formulaire spécial (formulaire d’inscription au registre national des refus) que l'on peut télécharger et remplir en ligne, soit par une déclaration manuscrite sur papier libre, soit en le précisant oralement à ses proches. Il faut donc expliquer dès le départ, que le refus de donner, un ou plusieurs de ses organes, est prévu et peut se faire très facilement. Il est utile ici de noter que ce refus peut ne pas être total mais concerner seulement un ou plusieurs organes, bien identifiés, par la personne qui souhaite refuser.
UN ACTE DE CIVISME ET DE SOLIDARITÉ
Le don d’organes est un acte solidaire, et aucune incidence financière, de quelque nature que ce soit, ne doit entrer en ligne de compte. Le don est également anonyme, ce qui signifie qu'aucune information, aucune communication, aucun nom, ne peuvent être diffusés notamment concernant le donneur. Seule la famille du donneur peut connaître les organes qui ont été prélevés.
Précisions importantes : le « DON DE SON VIVANT » est une pratique courante. Le donneur est une personne vivante, qui donne un organe (rein, foie, moëlle osseuse, sang de cordon ombilical notamment) à un de ses proches.
Le don d'organe de son vivant est strictement encadré par la loi de bioéthique. Il ne peut se faire qu'au bénéfice d'un proche (parent, enfant, frère/sœur, conjoint, ou personne apportant la preuve d'un lien affectif étroit et stable depuis au moins deux ans) et requiert l'accord du président du tribunal judiciaire.
Par ailleurs, le prélèvement d’organes ne peut se faire que pour un décès en milieu hospitalier.
Conclusion
Pour conclure cette présentation et ouvrir le débat, nous souhaitons dire notre satisfaction de pouvoir mettre ici, officiellement, ce projet à l’étude, et quelle que soit la future décision du conseil municipal, le fait d’avoir pu transmettre à chacun de vous, ces éléments de réflexion, est essentiel, car vous aurez ainsi la possibilité, à titre personnel, d’évoquer ce sujet et de débattre avec vos proches.
Qu'il appartienne à un groupe majoritaire ou à l'opposition, l'élu a une liberté de parole et de choix, en séance, et notamment avant un vote. Ceci implique qu'une consigne de groupe ne peut être imposée et ceci d'autant plus, quand le sujet touche aux valeurs de chacun, à l'éthique et aux convictions. Il s'agit ici de la « clause de conscience » qui prend toute son importance aujourd'hui.
Monsieur le maire a accepté d'inscrire à l'ordre du jour notre proposition de faire de Sempigny un « village ambassadeur du don d'organes ». Il s'agit là d'une question de santé publique qui concerne l'ensemble de nos habitants, et au-delà, l'ensemble des Français. Nous souhaitons le préciser tout de suite, il ne s'agit pas d'imposer un point de vue ni d’exiger quoi que ce ne soit . Il s'agit d'expliquer la loi et son importance, il s'agit d'agir pour sauver des vies. C'est bien sûr un sujet très délicat et très sensible puisqu'il évoque la maladie, la mort, et son approche, particulièrement difficile, doit être réfléchie et adaptée. Pour cela, nous avons l’aide et le soutien d’organismes spécialisés : citons Greffes+, Association Grégory Lemarchal, l’Agence de la Biomédecine, l’AMF, la Fondation de l’Académie de médecine, la Société Francophone de Transplantation, l’association Trans hépate,...
De quoi s’agit-il ?
Imaginez-vous à l'hôpital, face à vous, un de vos proches , dans un état critique . Le médecin vous annonce alors que seule une greffe peut le sauver. Votre accord est demandé. Que faites-vous ? La réponse semble évidente, vous acceptez de recevoir, pour votre proche, ou peut-être même un jour pour vous, un don d'organe. Aujourd'hui, accepter de recevoir un organe, par l'intermédiaire d'une greffe, est chose courante. En revanche, accepter de donner un de ses organes est souvent refusé ! Notre région est celle qui compte le plus de refus de prélèvements d'organes après décès. Les spécialistes pensent que ces refus sont le fruit d'une méconnaissance des lois, des situations, des méthodes utilisées. Ce taux de refus atteint les 38% en France, la cause étant essentiellement la méconnaissance de la famille concernant le choix de la personne malade ! Il y a peu de communication sur ce thème dans les familles, d'où la nécessité de diffuser le plus largement possible l'importance du don d'organes.
En moyenne chaque jour, 3 personnes décèdent par manque de donneurs. Heureusement, dans la même journée, 17 personnes sont sauvées grâce à une greffe et donc grâce à un don d'organes. Plus de 22000 patients sont en attente d'une greffe, ils sont inscrits sur une liste officielle.
QUEL EST le rôle de la mairie ?
Nous sommes face à une situation de prévention, de santé publique, et de civisme. Ces 3 aspects relèvent des compétences municipales. Certaines actions comparables à celle-ci, sont d'ailleurs largement médiatisées par les communes, comme l'opération « octobre rose ». Notons également le soutien institutionnel de très nombreuses collectivités, dont l’AFM, l'association des maires de France, qui porte avec force ce projet.
Devenir « village ambassadeur du don d'organes » est assez simple, pour un coût financier très peu élevé. Il s'agit, pour notre conseil municipal, de sensibiliser et d'informer, par des actions de communication. Il ne s'agit pas d'imposer un comportement ou une décision, mais uniquement d’aider nos habitants à comprendre, à choisir en toute liberté et en toute conscience. Pour cela, nous pouvons organiser des réunions publiques, des tables rondes, des rencontres, émettre des publications,...
Seuls deux engagements sont nécessaires et doivent être approuvés par le Conseil municipal : Premièrement, la signature de la charte par le maire ; deuxièmement, la pose de panneaux signalétiques « village ambassadeur du don d'organes » dans la commune.
LE DON D’ORGANES : TOUS CONCERNÉS !
Concernant le don d'organes , beaucoup de questions se posent !Comment se passe un don d'organe ? La loi est précise : nous sommes tous des donneurs d'organes sauf si on a signalé son opposition, soit officiellement avec le formulaire spécial (formulaire d’inscription au registre national des refus) que l'on peut télécharger et remplir en ligne, soit par une déclaration manuscrite sur papier libre, soit en le précisant oralement à ses proches. Il faut donc expliquer dès le départ, que le refus de donner, un ou plusieurs de ses organes, est prévu et peut se faire très facilement. Il est utile ici de noter que ce refus peut ne pas être total mais concerner seulement un ou plusieurs organes, bien identifiés, par la personne qui souhaite refuser.
UN ACTE DE CIVISME ET DE SOLIDARITÉ
Le don d’organes est un acte solidaire, et aucune incidence financière, de quelque nature que ce soit, ne doit entrer en ligne de compte. Le don est également anonyme, ce qui signifie qu'aucune information, aucune communication, aucun nom, ne peuvent être diffusés notamment concernant le donneur. Seule la famille du donneur peut connaître les organes qui ont été prélevés.
Précisions importantes : le « DON DE SON VIVANT » est une pratique courante. Le donneur est une personne vivante, qui donne un organe (rein, foie, moëlle osseuse, sang de cordon ombilical notamment) à un de ses proches.
Le don d'organe de son vivant est strictement encadré par la loi de bioéthique. Il ne peut se faire qu'au bénéfice d'un proche (parent, enfant, frère/sœur, conjoint, ou personne apportant la preuve d'un lien affectif étroit et stable depuis au moins deux ans) et requiert l'accord du président du tribunal judiciaire.
Par ailleurs, le prélèvement d’organes ne peut se faire que pour un décès en milieu hospitalier.
Conclusion
Pour conclure cette présentation et ouvrir le débat, nous souhaitons dire notre satisfaction de pouvoir mettre ici, officiellement, ce projet à l’étude, et quelle que soit la future décision du conseil municipal, le fait d’avoir pu transmettre à chacun de vous, ces éléments de réflexion, est essentiel, car vous aurez ainsi la possibilité, à titre personnel, d’évoquer ce sujet et de débattre avec vos proches.
POUR EN SAVOIR PLUS !
Merci à monsieur Didier Boyer (Greffes+) pour son aide et son soutien, et pour les nombreux documents mis à notre disposition. Un livret d'explications est ici disponible en téléchargement.